L'Amazonie
Les grandes forêts du monde jouent un rôle primordial dans l’écosystème planétaire, en abritant
des milliers d’espèces animales et végétales, en purifiant l’air et en régulant les températures.
Ce n’est pas pour rien qu'on surnomme l’Amazonie le poumon de la planète! Tous les être humains ont
donc grand besoin de ces forêts pour continuer à vivre dans un monde confortable et sain.
Source: RÉCIT national de l'univers social
Portrait général
La forêt amazonienne s’étend sur plus de six millions de kilomètres carrés, soit presque
quatre fois la grandeur du Québec.
Les 2/3 de la forêt amazonienne se trouvent au Brésil et en occupent presque toute la
moitié nord. La forêt s’étend également sur de plus petites portions du Pérou, de la Bolivie,
de la Colombie, de l’Équateur, du Venezuela et de la Guyane.
Au cœur de la forêt, le fleuve Amazonie coule sur plus de 6 300 km et compte des milliers
d’affluents. Son bassin hydrographique constitue 20% de la réserve mondiale d’eau douce.
La forêt amazonienne héberge près de 50% de toutes les espèces animales et végétales
connues de la planète. Les scientifiques estiment que des milliers de végétaux et d’animaux
restent encore à y être répertoriés. Parmi ces millions de plantes encore inconnues, des
remèdes à plusieurs maladies pourraient probablement être découverts.
À elle seule, l’Amazonie constitue 45% de toutes les forêts tropicales de la planète.
Sous la forêt, le désert
Le sol de l’Amazonie est très mince. Ce sont les arbres qui le retiennent, en le
protégeant du soleil avec leur abondant feuillage et en retenant la terre avec leurs racines
lors des grandes pluies. Dès que l’on coupe les arbres, l’Amazonie se transforme rapidement
en désert…
[Sol craquelé par la sécheresse. EXPOSITION "De l'eau pour la vie" 2004.]
Source: Osès, Bernard ©IRD
Détruire pour exploiter
Le plus grand danger qui plane sur l’Amazonie, c’est l’agriculture et l’élevage.
En effet, des milliers d’hectares de forêt sont brûlés chaque année pour faire place à
des champs cultivés ou à des pâturages. On brûle les arbres afin d’enrichir le sol avec les
cendres. Cependant, comme la terre s’appauvrit rapidement, l’agriculture n’est possible que
durant quelques courtes années. Les paysans doivent alors brûler une nouvelle portion de la forêt
et y déplacer leurs cultures. On y cultive surtout du soya et du café.
L’Amazonie est aussi menacée par d’autres activités économiques comme l’exploitation du
caoutchouc (le latex est tiré des arbres hévéas), du pétrole, des mines d’or, d’argent et
de diamant. L’extraction du pétrole et celle des minéraux sont des activités très polluantes qui
contaminent les sols et les cours d’eau.
Un pays en voie de développement
Le Brésil est un pays en voie développement où les inégalités sociales sont très
importantes. Une petite partie de la population vit dans la richesse et la modernité,
pendant que la majorité des Brésiliens demeurent très pauvres.
Les richesses de l’Amazonie et ses vastes territoires attirent beaucoup de gens :
les plus riches y investissent leur argent (pour en faire encore plus) alors que les plus
pauvres y cherchent soit du travail, soit un lopin de terre à cultiver pour faire vivre leur
famille. Dans les deux cas, la forêt est en danger…
Pendant ce temps, les communautés autochtones de l’Amazonie voient leur territoire
ancestral et leur mode de vie détruit. Comme les populations pauvres venues du sud du pays,
elles doivent travailler pour les riches exploitants dans des conditions qui frôlent parfois
l’esclavage. Les affrontements violents ne sont pas rares.
Source: Alistair Howard, Flickr
Malgré cela, l’exploitation de l’Amazonie crée beaucoup de richesses pour le Brésil et le
pays se retrouve devant un dilemme : devrait-il sacrifier cette immense possibilité de
développement économique afin de préserver l’environnement et la biodiversité?
Le poumon de la Terre
Chaque année, environ 25 000 km2 de forêt amazonienne sont coupés ou brûlés, soit plus de
8000 terrains de soccer par jour! Ainsi, depuis 30 ans, un territoire forestier grand comme
la France a été déboisé. Pire : 20% de ce territoire déboisé est aujourd’hui inutile et
abandonné.
Pourtant, il est aujourd’hui bien connu que l’exploitation forestière est une activité
dommageable à toutes les échelles.
Ainsi, on connaît bien l’utilité d’un arbre à l’échelle locale. Ses racines retiennent
l’humidité des sols et diminuent l’érosion. Son feuillage procure de l’ombre, permettant à
d’autres végétaux de pousser à ses pieds. Ses branches abritent et nourrissent une multitude
d’insectes, d’oiseaux et de mammifères. Enfin, les arbres constituent barrière contre le vent et
embellissent le paysage.
Source: Camaron/Duff, Flickr
Mais les grandes forêts jouent surtout un rôle fondamental à l’échelle mondiale. En effet,
par le phénomène de la photosynthèse, les arbres transforment le gaz carbonique en oxygène,
permettant à l’atmosphère de se régénérer et à tous les êtres vivants de mieux respirer.
C’est pour cette raison qu’on dit que l’Amazonie est en quelque sorte le « poumon de la Terre ».
Enfin, les forêts mondiales jouent aussi un rôle dans la régulation des températures à
l’échelle de la planète, en retenant l’humidité et en procurant de l’ombre à d’immenses
portions de la surface du globe.
Finalement, les forêts constituent le gigantesque système d’aération et de climatisation
de la planète!
Document de travail de l'élève :
Sources :
Université Libre de Bruxelles
Grupo de trabalho amazônico
GreenPeace Brésil